Bientôt une vignette pour les voitures anciennes rétro de collection ?
Il se pourrait qu’une vignette soit prochainement introduite pour les voitures anciennes de collection.
Bien qu’une exception soit prévue dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE) pour les véhicules de collection, l’absence de vignette peut compliquer la tâche des forces de police pour identifier si une voiture ancienne est exemptée des restrictions de circulation. La distinction entre un véhicule de collection et une simple voiture ancienne peut poser problème. Dans le but de faciliter les contrôles à l’échelle nationale, la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE) a proposé l’instauration d’une vignette spécifique pour ces véhicules. Semblable à la vignette Crit’Air, ce macaron sera apposé sur le pare-brise des voitures de collection disposant d’une carte grise appropriée, permettant ainsi une identification rapide. Bien que ce dispositif ne soit pas encore officiel, son lancement est prévu pour cet été. Jean-Louis Blanc, président de la FFVE, a indiqué que des avancées avaient été réalisées, notamment avec l’accord du Ministère des Transports et la collaboration avec l’imprimerie nationale pour finaliser cette vignette, qui devrait être opérationnelle d’ici cet été. Concernant l’apparence de cette vignette, peu d’informations sont disponibles pour l’instant, mais la FFVE a mentionné qu’elle sera distincte de la vignette Crit’Air. Comme pour cette dernière, les propriétaires de véhicules de collection remplissant les critères pourront faire leur demande sur un site officiel, en fournissant le numéro d’immatriculation de leur véhicule. Le tarif de cette vignette sera identique à celui de la vignette Crit’Air, soit 3,77 euros par véhicule, frais d’affranchissement inclus.
L’objectif consiste à sauvegarder le patrimoine.
La FFVE justifie son projet de vignette de collection en mettant en avant la rareté des véhicules de collection et leur impact négligeable sur la qualité de l’air. Selon ses données, ces voitures ne constituent pas plus de 1% du parc automobile, soit une voiture de collection pour 1500 véhicules en circulation, ce qui rend leur contribution à la pollution insignifiante, comme le souligne Jean-Louis Blanc. L’association vise également à défendre les intérêts des collectionneurs et à protéger le patrimoine français. Jean-Louis Blanc insiste sur le fait que les véhicules immatriculés en carte grise collection sont des témoins d’une riche aventure industrielle et qu’ils doivent être préservés. Il met en garde contre les conséquences des interdictions de circulation, qui pourraient entraîner la disparition de ce patrimoine roulant, essentiel à l’histoire de France et à la vie des Français.
Informations complètes sur la vignette Crit’Air pour les véhicules de collection.
En 2022, de nouvelles limitations de circulation seront mises en place dans les principales villes françaises. Cependant, les véhicules de collection pourraient bénéficier d’une exemption, grâce à l’introduction d’une vignette Crit’Air « collection ». Examinons cela de plus près.
La vignette Crit’Air, qu’est-ce que c’est ?
La vignette Crit’Air, également désignée comme certificat qualité de l’air, est un autocollant qui classe les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Ce classement est établi selon la catégorie du véhicule (voiture, moto, scooter, camion, etc.), le type de motorisation (essence, diesel, électrique, etc.) et la norme Euro ou la date de première immatriculation. La pastille Crit’Air se décline en six niveaux distincts.
- Crit’Air 0 : elle est attribuée aux véhicules 100 % électriques et hydrogène.
- Crit’Air 1 : elle concerne les voitures essence immatriculées à partir de 2011 (Euro 5 et 6), ainsi que les voitures hybrides rechargeables et gaz.
- Crit’Air 2 : elle est accordée aux voitures essence Euro 4 (immatriculées entre janvier 2006 et décembre 2010) et diesel Euro 5 et 6 (immatriculées à partir de 2011).
- Crit’Air 3 : elle est attribuée aux voitures essence Euro 2 et 3 (immatriculées entre janvier 1997 et décembre 2005) et diesel Euro 4 (immatriculées entre 2006 et 2010).
- Crit’Air 4 : elle concerne uniquement les voitures diesel Euro 3 (immatriculées entre 2001 et 2005).
- Crit’Air 5 : elle est décernée aux voitures diesel Euro 2 (immatriculées entre 1997 et 2000).
- Pas de vignette : les voitures diesel et essence Euro 1 (immatriculées avant 1997) ne disposent pas de vignette.
À quoi sert la vignette Crit’Air ?
La vignette Crit’Air a pour objectif de restreindre la circulation des véhicules les plus polluants. Cela se fait en déterminant les automobiles autorisées à circuler dans certaines zones urbaines, particulièrement lors de pics de pollution. Les Zones à faibles émissions mobilités (ZFE-m) ont été mises en place par la loi Climat-Résilience. Dans les onze agglomérations concernées, telles que Paris, Grenoble, Lyon, Reims, Normandie, Strasbourg, Nice, Toulouse, Montpellier et Saint-Étienne, il sera impératif de posséder une vignette Crit’Air pour circuler. Chaque municipalité fixe également le niveau Crit’Air requis pour permettre la circulation. En cas de pic de pollution, le préfet peut instaurer des restrictions temporaires, interdisant la circulation des véhicules les plus polluants et ceux ne disposant pas de vignette.
La vignette Crit’Air : quelle est la situation pour les véhicules de collection ?
Jusqu’à présent, les propriétaires de véhicules anciens faisaient face à un dilemme : en théorie, les voitures de collection ne peuvent obtenir de vignette Crit’Air, car elles ne satisfont pas aux critères d’attribution (date d’immatriculation et norme Euro). En conséquence, ces véhicules étaient souvent exclus de la circulation dans de nombreuses zones urbaines, malgré leur faible impact sur la pollution : seulement 152 000 véhicules sont enregistrés comme voitures de collection et ces dernières ne parcourent en moyenne que 1 100 kilomètres par an. Pour remédier à cette problématique, quatre zones à faibles émissions (ZFE-m) ont déjà mis en place des dérogations pour les voitures de collection, notamment à Paris, Reims, Rouen et Nice. D’autres villes, telles que Lyon, Strasbourg et Toulouse, pourraient suivre cette initiative. Cependant, seules les voitures disposant d’une carte grise « collection » peuvent bénéficier de cette exemption.
Bientôt une vignette pour les voitures de collection ?
Une question se pose néanmoins : comment distinguer les véhicules immatriculés « collection » des autres ? Pour y répondre, la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE) a travaillé avec les pouvoirs publics afin de mieux encadrer les possibilités de circulation des véhicules de collection au sein des ZFE-m. Dans une lettre adressée à la FFVE en décembre 2021, le premier Ministre Jean Castex a Un rapport concernant « les modalités de circulation des véhicules de collection dans les zones à faibles émissions mobilité » sera intégré dans la loi Climat et Résilience. Dans cette lettre, le Premier Ministre indique qu’en fonction des résultats et des évolutions de ce rapport, un processus sera engagé pour instaurer rapidement une vignette spécifique pour les véhicules de collection. Il semble donc probable que les véhicules anciens classés « collection » bénéficieront d’une vignette dédiée dans un avenir proche.
Crit’Air « collection » : quels avantages et inconvénients ?
Le véhicule doit satisfaire à trois critères pour obtenir une carte grise « collection » : il doit avoir été mis en circulation depuis plus de 30 ans, ne plus être en production et ne pas avoir subi de modifications. Si ces conditions sont remplies, l’immatriculation « collection » permet une circulation libre sur l’ensemble du territoire français, y compris dans les zones à faibles émissions. De plus, cette carte grise présente plusieurs avantages, tels qu’un contrôle technique tous les cinq ans, la possibilité de conserver une ancienne immatriculation avec des plaques à fond noir, et la garantie que le véhicule ne sera pas déclaré irréparable en cas d’accident. Cependant, l’immatriculation « collection » présente également des inconvénients. Il est nécessaire de fournir une attestation confirmant le statut de « collection » du véhicule, ce qui peut s’avérer compliqué. De plus, lors d’un achat, il n’existe aucun recours en cas de vice caché, et l’utilisation du véhicule à des fins professionnelles est strictement interdite.

